Nouveaux développements dans le procès intenté à l’ex-ministre de l’Environnement Raj Dayal pour corruption en cour intermédiaire ce vendredi. Ravi Rutnah et Avineshwar Dayal – le fils du député MSM – remplacent le panel constitué de Gavin Glover, Yanilla Moonshiram et Didier Dodin. Par voie de motion, ils contestent l’admissibilité de l’enregistrement audio sur laquelle on peut entendre l’ex-ministre réclamer à Patrick Soobhany une aide financière pour l’achat de sacs de couleur dans le cadre des célébrations de la fête holi pour ses mandants. L’homme d’affaires recherchait le feu vert du ministère de l’Environnement pour démarrer un projet de morcellement résidentiel à Gros-Cailloux.

Me Rutnah a soulevé l’objection lorsque l’enquêteur Beeharry de l’Independent Commission against Corruption (ICAC) s’apprêtait à déposer le téléphone portable de la marque Samsung appartenant à Patrick Soobhany sur lequel figure l’enregistrement. L’avocat considère que cet enregistrement a été effectué de manière illégale, que son client a été piégé, que l’enregistrement a été manipulé dans le but de déformer la vérité, que l’admissibilité de cet enregistrement rendra le procès inéquitable envers son client tout en lui portant préjudice.

La poursuite, représentée par Me Medhaven Armoogum, a aussitôt invité à l’avocat à avancer les raisons pour prouver que cette conversation a été enregistrée illégalement. «Ma motion est claire», dit Me Rutnah. «You have to come with the basis of these assumptions and provide elements to sustain what you said», rétorque le magistrat Sachin Boodhoo. A quoi l’avocat a pris l’engagement de communiquer de plus amples détails sur sa position le mardi 31 juillet prochain.

Lors de ce procès, la poursuite a soulevé un point quant au rôle d’Avineshwar Dayal. «He is involved in investigation stage, I will ask him to take a stand, whether it is proper for him to appear for this case», a-t-il lancé. «I am fine with it», a répondu Avineshwar Dayal.