«Nous serons le premier pays africain à établir une zone de libre-échange avec la Chine», souligne Usha Dwarka-Canabady. La secrétaire aux Affaires étrangères participe au premier round de discussions sur cet accord, qui démarre ce 2 avril.

La rencontre de deux jours vise à poser des modalités de travail en vue de l’accord dont les quatre grands axes sont : commerce de marchandises, celui des services, investissement et la coopération économique. Usha Dwarka-Canabady rappelle ainsi que les importations de Maurice de Chine s’élève à 853 millions de dollars par an. Tandis que ses exportations sont de 27 millions de dollars annuellement.

«Nous voyons de belles avenues de coopération avec les pays en développement et d’Afrique», indique de son côté Hu Yingzhi, chef de la délégation chinoise. Maurice, ajoute-t-il, est «l’économie la plus compétitive au niveau de l’Afrique sub-saharienne».

A travers cet accord, considéré comme prioritaire, Maurice veut à terme séduire les industriels chinois et leur servir de base d’activités vers l’Afrique, notamment dans le port franc.

Les discussions qui démarrent aujourd’hui à Balaclava font suite au protocole d’accord signé par les deux pays en décembre dernier, de la 11Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce à Buenos Aires, en Argentine.