Dans le cadre de la réforme de l’éducation, le prévocationnel est appelé à disparaître. Cependant, l’intégration de ces élèves dans le mainstream, mais aussi de leurs enseignants, reste floue, selon la Secondary and Preparatory School Teachers and other Staff Union (SPSTSU).

Lysie Ribot, présidente de l’union syndicale, s’interroge sur les modalités de l’extended stream auxquels seront les élèves ayant échoué au Primary School Achievement Certificate. Le ministère de l’Education prévoit qu’ils aborderont le programme du lower secondary sur 4 ans au lieu des 3 pour ceux qui y auront réussi.

Or, fait valoir Lysie Ribot, certains de ces élèves terminent le cycle primaire sans avoir acquis correctement les compétences en lecture, écriture et calcul. La différence de niveau est aussi due parfois à des problèmes dans l’entourage familial ou encore des troubles de l’apprentissage, poursuit-elle. Il faudrait répartir les élèves dans des classes en prenant cela en compte, suggère Ribot.

Des éclaircissements sont aussi requis quant au programme qui sera appliqué. Et pour ce qui est des cours de rattrapage prévus dans le cadre du 9-Year Schooling. Car pour l’heure, on ne sait toujours pas qui s’en chargera, quand, avec combien d’élèves, ni l’effectif requis.

La SPSTSU avance également que les enseignants du prévoc sont appelés à travailler en tant que support teachers ou remedial teachers. Cela, soutient le syndicat, bien qu’ils soient suffisamment qualifiés pour être enseignants du mainstream.

L’union s’interroge aussi sur le sort des enseignants confirmés mais qui n’ont pas de qualification plus élevée que le Higher School Certificate. Alors que pour enseigner au secondaire, il faut au moins une licence (degree).

Selon l’union, le dossier prévoc ne serait plus sous la responsabilité du ministère de l’Education mais sous le bureau du Premier ministre. Lysie Ribot demande à la ministre de l’Education d’apporter des précisions à cet effet.