La réforme dans le secteur de l’éducation n’est que cosmétique. «Dans le fond, il n’y a aucun vrai changement», estime Lysie Ribot. La présidente de la Secondary and Preparatory School Teachers and other Staff Union (SPSTOSU) déplore, une fois encore, le manque de transparence et de cohérence dans la mise en œuvre du Nine-Year Schooling.

Les résultats des examens menant au Primary School Achievement Certificate seront connus la semaine prochaine. Quels seront les critères d’admission au secondaire ? Car le syndicat croit savoir que la proximité de résidence avec les collèges aura priorité sur des résultats à poids égal. Selon la présidente de la SPSTOSU, il est injuste qu’un élève obtenant l’équivalent d’un «A de 75 points» soit favorisé face à un élève qui aurait eu un «A de 90 points».

Abordant la question de l’extended stream qui remplacera la filière prévocationnelle, le syndicat se demande s’il n’aurait pas été préférable de soumettre les élèves à un examen différent en Grade 9. Selon les informations à sa disposition, explique Ribot, ces collégiens ne suivront pas tout à fait le même programme et étudieront moins de matières durant leurs quatre ans en lower secondary.

Lysie Ribot dénonce aussi le manque de transparence autour de la création du poste de form master facilitator. Selon elle, aucun détail n’a été communiqué quant aux critères pour ce nouveau poste. Ce qui ouvre la porte à la nomination de «petits copains».

La présidente de la SPSTOSU explique que les tâches du form master facilitator seront d’enregistrer les progrès académiques, sociaux et émotionnels de l’élève, d’identifier les besoins, les forces et les faiblesses de chacun, et de référer les «hardship cases» aux autorités compétentes. Sur ce dernier point, aucun détail n’est fourni.

Pour Lysie Ribot, le form master facilitator ne pourra remplir toutes ces fonctions car il n’aura que six périodes d’enseignement, ce qui limite ses interactions avec les élèves. Elle se demande également si cette personne aura été formée.