Des réformes sont essentielles au niveau de la Central Water Authority pour que celle-ci puisse offrir un approvisionnement en eau de qualité et 24h/24. Des changements qui, selon Ivan Collendavelloo, ne peuvent se faire au sein du système actuel et cela malgré les qualités et compétences du management et des employés. Si le ministre des Utilités publiques ne s’est pas étendu sur les mesures envisagées, il a toutefois clairement fait comprendre que le tarif de l’eau connaîtra une hausse, « privatisation ou pas ». Celle-ci fait, en effet, partie des trois options à l’étude pour redresser la situation à la CWA, a fait ressortir Collendavelloo.

Le député Jean Claude Barbier a insisté pour une « garantie » du ministre à l’effet que les tarifs de l’eau ne seront pas augmentés. Arguant que les tarifs de fourniture d’eau et le traitement des eaux usées sont sur la même facture et représentent déjà une charge certaine pour le consommateur. « Les tarifs de fourniture d’eau sont extrêmement bas », rappelle Collendavelloo.

«  Je ne peux fournir aucune garantie », poursuit-il, surtout si l’on prend en compte le « scandale » au niveau de certains contrats alloués. Certes, dit-il, les gens seraient en droit de poser des questions si la hausse survenait maintenant, alors qu’ils viennent à peine d’être quelque peu soulagés.

Répondant à Alan Ganoo, Collendavelloo estime que les rapports commandés depuis 2009 sur la CWA, d’abord par la Banque mondiale puis par des consultants singapouriens sont sans doute dépassés. Les choses ont évolués, avance le ministre, et il faut redémarrer à zéro. A la suggestion du député du Mouvement patriotique, Collendavelloo demandera cependant au comité concerné de prendre en compte ces documents dans le cadre de leurs travaux. Bien que, poursuit le ministre, il n’accorde « que peu de foi » à des personnes « qui ne savent pas grand-chose du contexte mauricien ».