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Maximin Samarapaty, un Réunionnais qui employait des Mauriciens au noir pour la récolte de ses 24 hectares de champs de canne à sucre et ses vergers de letchis, a été condamné en appel pour travail dissimulé. Le verdict a été prononcé dans la matinée du jeudi 23 août. Le planteur de Sainte-Anne a cependant obtenu la relaxe pour traite d’êtres humains pour lequel il avait été condamné en première instance le 11 juillet 2017. Ce qui lui a valu la restitution de ses biens, le parquet ayant réclamé la confiscation de ses champs de canne.

«C’est la justice qui triomphe», claironne son avocat, Me Jean-Jacques Morel, qui soutient que Maximin Samarapaty est «quelqu’un de bien qui ne trouvait pas de travailleurs pour couper la canne». Il a cependant été reconnu coupable d’aide au séjour irrégulier et d’emploi d’étrangers en séjour irrégulier. «Quand on passe par Pôle emploi, on me propose des demandeurs d’emploi de métropole. Ça me coûte trop cher de les faire venir jusqu’ici. Les travailleurs étrangers que j’emploie reviennent tous les ans. Si je suis si mauvais que ça, ils n’ont pas qu’à revenir chez moi alors», a indiqué le quinquagénaire à la cour.

Le Quotidien de la Réunion indique qu’il payait un Mauricien 50 euros par jour pour une journée de 12 heures, soit à raison de 4,16 euros de l’heure. Ce qui est un salaire très intéressant pour certains de nos compatriotes, car cela représente une journée à Rs 2 000 et une heure de travail à Rs 166,4 de l’heure.

Photo d’illustration

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