Les saisies de cocaïne se succèdent à un rythme effréné. A peine Yamlikha Bin Ibrahim Soopee et Jean Patrice Thierry Désiré Samuel Rungasamy ont-ils été arrêtés avec cette drogue qu’un passeur sud-africain ayant ingéré des capsules a été intercepté au Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport (SSRIA).

Ayant l’air suspect, Rupert Arnoldus Bothma a été soumis à une fouille à sa descente d’un vol de la South African Airways (SAA) par les services de douane de la Mauritius Revenue Authority (MRA) mardi dernier. Bien que rien d’incriminant n’avait été découvert sur lui, ce «boiler maker» de Brakpan, une ville minière de la province sud-africaine de Gauteng, a fini par craquer après une heure d’interrogatoire.

Il a avoué aux douaniers qui l’ont fouillé qu’il avait ingurgité de la cocaïne sous forme de boulettes. Admis au Jawaharlal Nehru Hospital, à Rose-Belle, il a purgé un total de 50 capsules de cocaïne totalisant 775,75 grammes. La valeur marchande de cette drogue prisée par des expatriés et de Mauriciens aisés frise les Rs 11,3 millions.

Le piège tendu par l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) dans un hôtel de Grand-Baie n’a rien donné, un complice faisant sans doute le guet à l’aéroport de Plaisance. Les enquêteurs persistent à croire que la cocaïne est destinée à une clientèle de sud-africains, voire de jeunes Mauriciens issus de familles fortunées.

Le téléphone portable de Rupert Arnoldus Bothma devrait être examiné pour déterminer qui était en contact avec lui. Agé de 31 ans, ce chaudronnier de la société Osborn Engineered Products SA (Pty) Ltd a été inculpé de trafic de drogue.