L’enquête concernant le meurtre d’un jeune Palestinien, retrouvé brûlé dans une forêt, fait certes l’objet d’une obligation de silence à l’initiative de l’agence de sécurité israélienne Shin Beth. Certaines informations parviennent tout de même à filtrer dans la presse locale. Deux journaux israéliens révèlent ainsi que trois des six suspects actuellement en détention dans le cadre de cette affaire ont avoué avoir tué Mohammed Abou Kheir, la semaine dernière. Ces derniers, dont des mineurs, feraient partie d’un mouvement extrémiste.

Dans la foulée de leur arrestation, survenue tôt hier matin, le Premier ministre Benyamin Netanyahu a émis un communiqué dans lequel il assimile l’extrémisme juif au « terrorisme ». « Nous ne faisons pas la distinction entre terreur et terreur », a dit le chef d’Etat israélien.

Les circonstances entourant la mort de n’ont fait qu’augmenter les tensions israélo-palestiniennes. Les Palestiniens insistant à l’effet que le rapt et le meurtre de Mohammed Abou Kheir est intervenu en représailles après le meurtre de trois adolescents israéliens partis faire de la randonnée à la mi-juin. Leurs corps ont été retrouvés la semaine dernière. Israël soupçonne le Hamas dans cette affaire.

Les manifestations ont donc été nombreuses des deux côtés. Et parfois violentes. Israël a effectué des tirs aériens aujourd’hui sur Gaza, tuant neuf Palestiniens, à la suite de tirs de roquettes par le Hamas.

Sources : Le Monde, BBC, The Guardian

Photo (Xinhua/Landov/Barcroft Media via The Guardian) : Des manifestants palestiniens aux prises avec la police israélienne, à Shuafat, dans Jerusalem Est.