Les raisons fournies par le régulateur quant à l’interdiction d’un spot publicitaire de la Motor Vehicle Dealers Association (MVDA) ne tiennent pas la route. C’est ce que fait comprendre The Jupiter Drawing Room, après avis légal, dans un courrier adressé à l’Independent Broadcasting Authority (IBA).

L’agence responsable de la production de ce spot radio exprime, dans la foulée, son objection face à cette sanction. Elle réclame, par là même, des explications sur comment cette pub aurait pu enfreindre la loi.

Le spot radio, d’une durée de 45 secondes, est diffusé à partir du 15 juillet. La MVDA y réclame notamment la révision des mesures fiscales concernant les voitures neuves, en particulier ceux de moins de 1 600 cc.

La loi, avance l’association de neuf concessionnaires lors d’une conférence de presse, favorise les importateurs de véhicules de seconde main. Ceux-ci ont d’ailleurs répliqué, en animant eux aussi une conférence de presse.

Quatre jours plus tard, l’IBA intime aux radios du pays, par courrier, de ne plus diffuser cette publicité. Arguant que celle-ci enfreint le Code of Advertising Practice de l’IBA Act car elle serait partiale quant à des questions de politique publique et qu’elle discréditerait l’Etat.

Des accusations que réfute Rishi Pursem, conseil légal de The Jupiter Drawing Room, que cite Aisha Allee, CEO de The Jupiter Drawing Room, dans sa correspondance. L’avocat note, au contraire, que la demande d’enlever les droits d’accise sur une certaine catégorie de véhicule est « dans le meilleur intérêt du consommateur » et coïncide avec la politique gouvernementale d’alléger la charge fiscale sur la population.

L’homme de loi rejette également l’argument de partialité, avançant que la MVDA réclame un rééquilibrage du marché entre les deux seules catégories de concessionnaires.

Il ne comprend pas non plus comment ce spot radio viendrait jeter le discrédit sur l’Etat.

Photo : Des membres de la MVDA lors de la conference de presse du 13 juillet.