Retour sur les événements de la matinée. Alors que la séance s’annonçait plutôt calme, un point soulevé par Shakeel Mohamed a mis le feu aux poudres. Mécontent de ne pas figurer sur la liste des orateurs pour le Sports Bill, il le fait savoir à la Speaker. Insistant sur le fait que le Chief Whip Mahen Jhugroo lui a indiqué qu’il ne rajouterait pas son nom.

Maya Hanoomanjee de répondre que la liste est finalisée après consultations entre le Chief Whip et le Whip de l’opposition. Et que le député rouge aurait dû s’adresser à celui-ci.

Le chef de file du PTr explique, en élevant graduellement le ton, que depuis 2015, il s’adresse directement à Mahen Jhugroo et à personne d’autre. Et que c’est à la Speaker de trancher.

Hanoomanjee se fâche devant le ton employé. Et insiste sur la nécessité de consultations préalables. Shakeel Mohamed s’énerve :  « Mais qui est le Whip de l’opposition ? »

Les élus de la majorité éructent : « Deor ! Deor ! »

Shakeel Mohamed s’insurge contre la Speaker : “You are gagging the opposition!”

Maya Hanoomanjee le menace de l’expulser s’il persiste. “Do it!” lui rétorque le député travailliste, qui sera effectivement expulsé. Les autres élus rouges le suivent hors de l’hémicycle.

La Speaker fera alors remarquer qu’elle n’est en présence d’aucune correspondance officielle concernant le Whip de l’opposition.

Xavier Duval confirme : celui-ci n’a pas encore été officiellement désigné. Mais au vu des pratiques passées dont a fait état Shakeel Mohamed, poursuit le leader de l’opposition en s’adressant à Hanoomanjee, « il est déraisonnable d’avoir changé les règles aujourd’hui ».

On notera cependant que c’est Alain Wong qui occupe le siège attribué au Whip de l’opposition. Et que c’est lui qui, peu avant le début de la séance, a remis la liste des orateurs de l’opposition à Mahen Jhugroo. L’ex-ministre de la Fonction publique est même chambré par des élus de la majorité qui, il y a encore deux jours, étaient ses collègues. « Hein ! Tu as été promu ! » s’amuse Yogida Sawmynaden.  Tandis qu’Eddy Boissezon lui lance sur un ton badin : « Reviens ! Reviens ! »