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C’est une mesure qui touche directement le géant chinois Huawei. Le président américain Donald Trump a signé un décret le mercredi 15 mai interdisant aux sociétés américaines de télécoms de se fournir en équipements auprès de sociétés étrangères jugées à risque. Cette décision intervient en pleine tension commerciale entre les Etats-Unis et la Chine et cible l’équipementier soupçonné d’espionnage. Notamment économique et industriel.

La Maison Blanche justifie ce décret par le fait que ses « adversaires étrangers exploitent de façon croissante des vulnérabilités dans les services et les infrastructures technologiques de l’information et de la communication aux États-Unis ». Pour Pékin, il s’agit avant tout d’une manœuvre déloyale faussant la concurrence, Huawei étant le leader « sans rival » dans le domaine de la technologie 5G.

« Cela fait un certain temps que les États-Unis abusent de leur puissance pour jeter de façon délibérée le discrédit sur les entreprises chinoises et les refouler ainsi à tout prix, ce qui n’est ni juste, ni respectable », déclare Geng Shuang, porte-parole de la diplomatie chinoise. Il accusé Washington de recourir au « prétexte de la sécurité nationale » pour empêcher les entreprises chinoises d’investir et de prendre des parts de marché aux États-Unis.

Le Pentagone a également multiplié les mises en garde contre Huawei, d’autant que le 5G augmentera la foule d’objets connectés, en passant par les voitures aux caméras de sécurité. L’année dernière, l’administration Trump avait interdit pendant plusieurs mois à l’entreprise chinoise ZTE d’acheter des puces électroniques produites uniquement aux États-Unis.

Les relations entre Pékin et Washington étaient déjà tendues au sujet d’Huawei. Notamment après l’arrestation en décembre dernier de la directrice financière de Huawei et accessoirement la fille du fondateur de la société, à Vancouver, au Canada, à la demande de la justice américaine. Meng Wanzhou est soupçonnée d’avoir menti à plusieurs banques afin que l’équipementier puisse accéder au marché iranien entre 2009 et 2014, en violation des sanctions américaines.

Si des soupçons d’espionnage pèsent contre Huawei, c’est aussi parce qu’il a été découvert l’an dernier que le réseau informatique du siège de l’Union africaine (UA), bienveillamment construit par Pékin à Addis-Abeba, transférait des données vers Shanghai. Les ingénieurs chinois ont volontairement laissé des portes numériques dérobées – «backdoors» – qui donnent un accès discret à l’intégralité des échanges et des productions internes de l’UA, indique le quotidien français Le Monde.

Huawei et ZTE, pour rappel, sont deux fournisseurs de caméras de vidéosurveillance auprès de la police mauricienne. Ces deux groupes étroitement liés aux autorités chinoises, mais le Premier ministre Pravind Jugnauth estime que Huawei est un «partenaire de confiance», qu’il espère qu’elle «sera davantage présente à Maurice» et que les problèmes soulevés dans d’autres pays ne concernent pas l’île.

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