Les réunions s’enchaînent pour le Premier ministre, à Londres pour le Commonwealth Heads of Government Meeting. Lors d’une table ronde des leaders africains avec des dirigeants d’entreprises, Pravind Jugnauth a mis l’accent sur la réputation de Maurice comme centre financier sécurisé soutenu par un cadre et des institutions solides.

La preuve : Maurice est sur la liste blanche de l’Organisation de coopération et de développement économiques. Ou encore la notation Baa1 attribuée par l’agence Moody’s.

Mais le pays est aussi vulnérable, a souligné Pravind Jugnauth ce 18 avril, au cours d’une rencontre avec les leaders de pays insulaires. En effet, nous ne sommes pas à l’abri des effets du changement climatique ni de chocs économiques. La montée du protectionnisme étant une source majeure d’inquiétude pour Maurice dont l’exportation est l’un des moteurs de la croissance et du développement, a fait ressortir le Premier ministre. Cela alors que Maurice veut devenir un pays à haut revenu d’ici 2023, note celui qui est aussi aux Finances.

Pravind Jugnauth estime ainsi qu’un accord commercial avec le Royaume-Uni et bénéfique aux deux pays sauvegardera les intérêts de Maurice. Les Britanniques, affirme la partie mauricienne, ont d’ailleurs assuré qu’ils maintiendront les accords en cours avec les pays qui ont conclu un accord avec l’Union européenne. Il faudra toutefois s’assurer qu’il n’y ait pas d’interruptions des échanges durant et après la période de transition de deux ans post-Brexit.

 Les échanges commerciaux post-Brexit

Le Royaume-Uni représentait, en 2016, 12% de nos exportations et un quart de celles destinées à l’Europe. L’Interim Economic Partnership Agreement qui lie actuellement les deux pays garantit aux produits mauriciens un accès libre de droits de douane et de quotas sur le marché britannique.

Au-delà d’un meilleur accès au marché, le Royaume-Uni pourrait assister Maurice à développer le secteur de l’ingénierie légère et la mécanique de précision.

Une avenue de coopération est la fabrication chez nous, mais par des firmes britanniques, d’appareils électroménagers et de pièces électroniques avec comme atout principal : un accès préférentiel aux marchés US et africain.

D’autres secteurs de partenariat possibles sont l’aquaculture et l’économie océanique, la construction et la réparation de bateaux, les services et l’investissement ou encore les technologies de l’information et de la communication.

Maurice veut aussi se positionner au niveau des services financiers, a fait comprendre Pravind Jugnauth. En attirant les gestionnaires de fonds et les prestataires financiers maltais et luxembourgeois, les High Net Worth Individuals et la gestion de leur patrimoine financier, des banques et assurances britanniques, les professionnels à la retraite ou encore les opérateurs Fintech…