Londres accueille, aujourd’hui et demain, le Sommet international sur la lutte contre le braconnage et le trafic des espèces menacées. La BBC annonce, dans cette optique, qu’un accord international devrait y être signé afin de mettre un terme au commerce illicite d’espèces sauvages.

Le braconnage a pris, ces dernières années, une réelle ampleur. BBC News note que la valeur de ce business se chiffre, annuellement, à plus de £ 6 milliards (environ Rs 240 milliards). Et l’organisation TRAFFIC, programme conjoint UICN/WWF de surveillance du commerce des espèces sauvages, a cité, hier, quelques chiffres alarmants. Plus de 1 000 rhinocéros braconnés, l’année dernière, rien qu’en Afrique du Sud – contre 13 seulement il y a six ans. Au-delà de 20 000 éléphants africains tués en 2012. A peine quelque 3 200 tigres en liberté.

Néanmoins, des efforts sont entrepris à divers niveaux pour lutter contre le braconnage. Jeudi dernier, 15 000 pièces d’ivoire saisies par les douanes françaises ont été détruites au pied de la Tour Eiffel, à Paris, indique Tf1.fr. Hong Kong s’est aussi engagé à mener une opération similaire durant le premier trimestre de cette année, selon le site du Figaro.

ivoire chinois

Photo (Reuters via www.francetvinfo.fr) : Le 6 janvier dernier, les  autorités chinoises ont procédé à la destruction de plusieurs tonnes divoire à Dongguan, dans la province de Guangdong (Chine). La France en a fait de même un mois plus tard.

« La contrebande d’animaux sauvages est devenue l’activité criminelle la plus lucrative après la drogue, la fausse monnaie et la traite d’êtres humains », a affirmé Hubert Géant, directeur de la police de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage français, cité par Le Figaro.

Par ailleurs, le site french.peopledaily.com.cn annonce que la Chine a « dirigé avec succès une opération baptisée ‘Cobra II’ destinée à combattre la criminalité internationale liée aux espèces sauvages, en coopération avec des pays asiatiques, africains et nord-américains ».

[Vidéo] Ce reportage porte sur le trafic de cornes de rhinocéros. Elles sont exportées principalement vers l’Asie, dont la Chine, où elles sont prisées car censées avoir des vertus médicinales.