C’est loin des caméras et des journalistes que le ministre de la santé a effectué une visite des lieux au Subramania Bharati Eye Hospital de Moka ce samedi. Le ministre de la santé y a constaté l’avancée des travaux pour la mise en place d’une nouvelle salle d’opération. Il en a également profité pour se faire briefer sur les protocoles médicaux en vigueur dans ce centre spécialisé dans le traitement des maladies des yeux.

Lormus Bundhoo sera interrogé ce mardi au Parlement par le député MMM Kavi Ramano. Ce dernier cherche à connaitre le nombre d’injections d’Avastin pratiquées dans cet établissement et le nombre de plaintes reçues par les patients à la suite de ce traitement. L’hôpital Subramania Bharati est au centre d’une controverse depuis plusieurs semaines. Quatre de ses patients, traités à l’Avastin ont perdu la vue.

Dans son édition d’aujourd’hui Le Défi Plus explique que plusieurs pays, dont le Canada, ont interdit l’utilisation de l’Avastin dans le traitement des yeux. Ce médicament est utilisé, à la base, pour ralentir la progression de certains cancers. Il nous revient que le ministère de la Santé émettra un communiqué ce lundi pour réagir à l’article de nos confrères.

Mis au courant de ces complications médicales, le ministère de la santé a institué un Comité d’Enquête le 8 juillet. Le panel composé de trois consultants en ophtalmologie, d’un regional public health superintendant et d’un cadre du ministère de la santé a été chargé de faire la lumière sur ces quatre cas.

L’Avastin est utilisé à Maurice depuis 2008 en injection intravitréenne [ ndlr piqure réalisée directement dans l’œil]. A ce jour, plus de 4000 injections de ce médicament ont été administrées au Subramania Bharati Eye Hospital.

Cet établissement, le seul spécialisé dans le traitement des maladies de l’œil dans le pays, accueille annuellement 145,000 patients dans son service d’urgence. L’année dernière, 7328 chirurgies de l’œil y ont été pratiquées. L’entrée en opération d’une nouvelle unité spécialisée en ophtalmologie à l’hôpital de Souillac permet de désengorger le flot de patients vers Subramania Bharati. En effet, la chirurgie de la cataracte mais aussi des interventions mineures peuvent désormais être effectuées à l’hôpital de Souillac.