«I aver that my livelyhood is at stake and my reputation as a barrister is involved so that the nature of my interest in the present proceedings is worth much more that 10 000 rupees.» C’est en ces termes que l’avocat Sanjeev Teeluckdharry conteste la procédure engagée contre lui par le Mauritius Bar Council à travers une demande de Judicial Review en Cour suprême, le lundi 17 septembre. Outre une injonction logée le même jour, il espère ainsi ne pas être suspendu, estimant que cette démarche est «illégale» et injuste.

Le député du Mouvement socialiste militant (MSM) devait se présenter ce matin devant le Conseil de l’ordre des avocats pour entorse à la déontologie. Plus particulièrement à cause de ses attaques dirigées contre ses confrères dans le sillage des conclusions de la Commission d’enquête sur les drogues présidée par l’ex-juge Paul Lam Shang Leen et pour avoir déclaré, dans un entretien à ION News, que ce document mérite d’être jeté à la poubelle.

Dans sa demande de révision judiciaire, l’ex-Deputy Speaker de l’Assemblée nationale estime ne pas avoir violé le code d’éthique des hommes en noir. Notamment l’article 2.3(a)(iii) du Code of Ethics of Barristers de 1997 qui stipule que «a barrister shall not – (a) engage in conduct, (iii) (…) in the pursuit of his profession (…) or otherwise bring the legal profession into disrepute». Il ajoute qu’à aucun moment, le Mauritius Bar Council ne l’a informé de ce qui lui est reproché.

L’avocat affirme qu’il ne peut être suspendu, car des clients qu’il représente dans certains procès au pénal, surtout au niveau des assises et du Conseil privé de la Reine, seront pénalisés. Le Mauritius Bar Council, de son côté, se réunit cet après-midi pour décider de son sort, celui-ci n’ayant pas répondu à sa convocation ce matin.