Pravind Jugnauth, Ivan Collendavelloo et sir Anerood Jugnauth n’ont pas changé de cibles. Paul Bérenger et Navin Ramgoolam ont, en effet, essuyé de sévères critiques des responsables de l’Alliance Lepep. Si, pour le leader du MSM, Paul Bérenger a eu « peur » de mobiliser ses troupes lors d’un meeting du 1er-Mai, pour Collendavelloo, le leader des mauves s’est disqualifié à ce poste.

Ce qui pousse le patron du Muvman Liberater à estimer que le salut du MMM se trouve désormais dans la mise à pied de son leader actuel. Il a embrayé en affirmant que loin de n’être qu’un arrangement politique, les dirigeants du MMM ont bénéficié personnellement de leur accord électoral avec le Parti travailliste en 2014.

Si sir Anerood Jugnauth s’en est pris à Bérenger et à son inaction, notamment sur la question des marchands ambulants, c’est Navin Ramgoolam qui a essuyé les plus violentes critiques du Premier ministre. Ce dernier est allé jusqu’à pointer du doigt le travail de la police lors de la saisie des coffres et des valises de devises chez l’ancien chef du gouvernement. SAJ estime qu’inefficace et encore liée à Ramgoolam, la police n’a pas saisi d’autres sommes d’argent qui se trouvaient chez le Premier ministre ce jour-là.

Si le Premier ministre a tiré sur le camp d’en face, il a une nouvelle fois précisé sa pensée sur les affaires Raj Dayal et Vishnu Lutchmeenaraidoo. S’il est mis en présence de preuves irréfutables, il n’hésitera pas à agir, a-t-il rappelé.

Choisissant un autre registre, Xavier Duval a préféré parler de la philosophie du gouvernement et de sa détermination à tenir ses promesses électorales. Défendant les projets de développement en cours dans le pays, le leader du PMSD a estimé qu’ils créeront de nombreux emplois notamment dans Port-Louis, si Dubai Ports World s’y installe. Le ministre du Tourisme a toutefois évoqué son état d’esprit devant l’incapacité du gouvernement à tenir tous ses engagements par rapport à l’égalité des chances.