La Mauritius Revenue Authority (MRA) a ouvert une enquête en parallèle à celle de l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) dans l’affaire des Rs 51,9 millions saisies sur la famille Bolaki dans la nuit de dimanche à lundi dernier à l’aéroport de Plaisance et au sein de l’immeuble familial à la Plaine-Verte. Le fisc entend vérifier si cette famille de commerçants qui gèrent les magasins Meemah et autres ne s’est pas rendue coupable d’évasion fiscale. Les services de douane, quant à eux, vont passer au peigne-fin les relevés de ses transactions.

L’équipe de l’assistant surintendant Hector Tuyau a débarqué chez cette famille qui gère plusieurs magasins de rideaux et de vêtements à Port-Louis après avoir intercepté le couple Mohammad Sameer Nobeeboccus et Bibi Annisah Bolaki au Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport (SSRIA) dans la nuit de dimanche avec près de Rs 3 millions en euros et en dollars américains.

Le couple était alors en partance pour Shanghai, en Chine, et a expliqué que l’argent leur a été remis par Bibi Nazoolbee Bolaki, née Nawoor, la matriarche de la famille. C’est donc la raison pourquoi l’immeuble de huit étages qui lui appartient à la rue Paul et Virginie, à Plaine-Verte, a été perquisitionné. L’exercice a permis de saisir près de Rs 48,9 millions en dollars, en euros, en livres sterlings et en roupies mauriciennes.

L’une des filles de la matriarche, Dilshad Begum Bolaki avait près de Rs 5 millions dans un coffre-fort et une valise alors qu’elle-même était en possession des clés de deux coffres-forts recelant Rs 27,7 millions, 6 450 livres sterlings et 426 015 euros. L’époux de Bibi Nazoolbee Bolaki, Iqbal Uttenun, a été entendu pour Rs 933 700. La matriarche est actuellement cuisinée par l’ADSU pour blanchiment, mais elle nie tout lien avec un quelconque trafiquant de drogue.

L’assistant surintendant Hector Tuyau dirigeait la cellule de renseignements de la Commission d’enquête sur la drogue et a laissé entendre que cette famille était sous surveillance depuis six mois. Iqbal Uttenun soutient que sa famille ne blanchit aucunement l’argent de la drogue et qu’il mène son business de façon tout à fait légal. Notamment en exportant des produits dans l’archipel des Comores.