Don Hak Chang, le Coréen de 55 ans et Neil Hilton, le Britannique 57 ans, ont été recrutés par une dénommée Margaret, à Johannesburg, en Afrique du Sud, pour livrer 4,05 kilos d’héroïne à Maurice. Si la drogue dissimulée dans la doublure de leurs bagages à main s’était retrouvée comme convenu dans le circuit des faubourgs au nord de Port-Louis, elle aurait rapporté la coquette somme de Rs 61,5 millions.

Le directeur de compagnie installé en Chine et l’enseignant vivant en Lettonie étaient, semble-t-il, au dessus de tous soupçons. Ils sont arrivés presque au même moment dans l’île et Neil Hilton est parvenu à se faufiler à travers le système de contrôle de la Customs Anti-Narcotics Section (CANS) de la Mauritius Revenue Authority (MRA) au Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport.

C’est lorsque le premier été coincé à sa descente d’un vol de la Kenya Airways en provenance de Nairobi que la CANS et l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) se sont rendus compte que l’autre passeur arrivé de Johannesburg par un vol d’Air Mauritius était en attente de livrer sa marchandise. Don Hak Chang s’est retrouvé dans leur viseur pour avoir enchaîné des voyages depuis Guandong pour rallier Dubaï, Johannesburg et Nairobi avant de poser pied à Plaisance.

Neil Hilton a été arrêté au moment où il s’apprêtait à quitter son hôtel de Pointe-aux-Piments. Le Coréen et lui-même devaient livrer la drogue à Trou-aux-Biches, mais le lieu de rendez-vous a ensuite été fixé près d’un restaurant très fréquenté de Sainte-Croix. Malgré le dispositif de surveillance mis en place par l’ADSU, aucun contact local ne s’est pointé pour prendre livraison de la drogue.