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Arbres tombés, toitures arrachés, pylônes couchés, des abribus retournés… Les vents associés au cyclone Gelena ont causé de nombreux dégâts à Rodrigues. 142 personnes ont préféré se rendre dans la quinzaine de centres de refuge ouverts à travers l’île. Le pire derrière eux, le temps est au nettoyage pour les Rodriguais.

«L’île a pris un bon coup de fouet», raconte Yoni Emilie, qui n’a pas fermé l’œil de la nuit. Arbres et branchages obstruent les routes, dit-il, et jonchent les cours. Chez certaines familles, des cocotiers vieux de quelques années se sont couchés. A Rivière-Coco où il habite, Yoni Emilie dit avoir eu l’impression d’une «tornade» entre 1 heure et 4 heures du matin, lorsque Gelena se rapprochait encore plus de l’île. Le cyclone est passé à son point le plus près vers 4 heures, à 35 kilomètres au large de Plaine-Corail.

La maison, pourtant en dur, a tremblé sous les coups des rafales de vent, raconte Yoni Emilie, qui n’est pas le seul à faire ce type de témoignage. Le vent qui hurle, les branches et autres objets qui se cassent, mais aussi le beau temps qui avait précédé le passage de Gelena lui ont rappelé un autre cyclone : Kalunde. Celui-ci avait dévasté l’île en 2003. Se déplaçant à une faible vitesse, Rodrigues avait subi ses assauts pendant près de 36 heures, pliant sous des rafales de plus de 200 km/h et plus de 300 millimètres de pluie en trois jours.

Mary Joyce Gaspard, de Malabar, a eu tout aussi peur. Les vents se sont renforcés vers 3 heures, dit-elle, et l’ont tenue éveillée. Ses bananiers sont couchés, tout comme les fils électriques et téléphoniques. Elle ne déplore toutefois pas de grands dégâts comparativement à d’autres, dit-elle. Si elle aussi a pensé à Kalunde, Mary Joyce Gaspard est cependant soulagé que Gelena semble finalement avoir été moins violent.

Partout, des toitures en tôle se sont envolées des maisons, des garages, des abris pour animaux et même des abribus. Tout comme des antennes paraboliques. Certaines localités étaient inaccessibles à la mi-journée à cause des arbres tombés sur les routes. Au moins un véhicule a été endommagé.

A Anse-Pansia, la route côtière a perdu une partie du bitume qui la recouvre. Ailleurs, malgré les précautions prises par les pêcheurs, des bateaux ont échoué plus loin sur le rivage. A Baie-Rivage, un bateau s’est coincé entre des branchages.

Pompiers et Special Mobile Force notamment étaient sur le terrain, ce matin, alors que l’île était encore sous le coup d’une alerte 4.

Avec la levée de l’avertissement cyclonique à 13 heures, divers services sont mobilisés pour prendre la mesure du travail de reconstruction. Le comité de crise s’est d’ailleurs réuni dans l’après-midi pour un bilan avant de discuter avec le Premier ministre vers 16 heures.

Au rang des priorités : le rétablissement de l’électricité. 90% des foyers sont privés de courant, a indiqué Shamshir Mukoon, directeur général du Central Electricity Board, plus tôt dans la journée.

La communication reste difficile, les réseaux mobiles étant toujours hors service.

Air Mauritius recommande, de son côté, aux passagers dont les vols ont été annulés de ne pas se rendre à l’aéroport de Plaisance ou de Plaine-Corail avant d’avoir été contacté par un de leurs agents. Les opérations à l’aéroport de Plaine-Corail n’ont, en effet, pas encore repris.

Photo (Yoni Emilie) : Des arbres sont tombés à Rivière-Coco comme en d’autres localités.

 

Photo (Yoni Emilie) : Des arbres sont tombés à Rivière-Coco comme en d’autres localités.

 

Photo (Yoni Emilie) : Des arbres sont tombés à Rivière-Coco comme en d’autres localités.

 

Photo (Yoni Emilie) : Des arbres sont tombés à Rivière-Coco comme en d’autres localités.

 

Photo (Yoni Emilie) : Des arbres sont tombés à Rivière-Coco comme en d’autres localités.

 

Photo (Mary Joyce Gaspard) : Malabar, dans la matinée du dimanche 10 février, alors que l’alerte 4 était toujours en vigueur.

 

Photo (Mary Joyce Gaspard) : Malabar, dans la matinée du dimanche 10 février, alors que l’alerte 4 était toujours en vigueur.

 

Photo (Mary Joyce Gaspard) : Malabar, dans la matinée du dimanche 10 février, alors que l’alerte 4 était toujours en vigueur.

 

Photo (Mary Joyce Gaspard) : A Malabar comme ailleurs, le réseau électrique a subi de nombreux dégâts.

 

Photo (Mary Joyce Gaspard) : Malabar dans la matinée, en pleine alerte cyclonique de niveau 4.

Photo : Hans Bégué

Photo : Hans Bégué

Photo : Hans Bégué

 

Photo (Hans Bégué) : Port-Mathurin n’est pas autant affecté par les coupures de courant, une partie du réseau électrique étant sous-terrain.

 

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