Comment rendre les villes plus autonomes, ainsi que le propose Rezistans ek Alternativ (R&A) ? Notamment en revoyant sa politique fiscale, a indiqué Stefan Gua, membre du parti au papillon, lors d’une conférence de presse hier, à Moka. Parmi les mesures préconisées par le parti, celle de taxer les business polluants et les activités non productives. Les plus démunis ne sont cependant pas oubliés, R&A souhaitant que les habitants les plus pauvres des villes soient exemptés de la taxe municipale.

Afin que les associations de proximité et les citadins soient plus « impliqués » dans la vie de la cité, Rezistans ek Alternativ propose également la mise sur pied de conseils de ward. Et que les habitants puissent déposer des motions, a poursuivi Stefan Gua. Dans cet état participatif, le parti suggère « faciliter la révocation des conseillers à travers des pétitions ».

Le parti au papillon s’inquiète toutefois des récents amendements à la Local Government Act. En particulier du fait que les élections municipales ne sont plus « garanties », soutient Gua. Qui précise qu’avec les changements votés, le Premier ministre et le président de la République pourraient « renvoyer les élections indéfiniment ».

Ashok Subron rejoint Stefan Gua sur le peu de « mesures concrètes » apportées depuis presque six mois qu’a démarré son mandat. Certes, note Subron, il fallait « agir contre les arnaques de la BAI ». Il s’interroge toutefois sur « l’absence de mesures pour empêcher qu’un tel drame ne se reproduise ». Le gouvernement pèche toutefois sur d’autres questions d’actualité. Comme le salaire minimal, dit-il, qui figure dans le manifeste électoral de l’Alliance Lepep.

Commentant le jugement en Cour suprême sur la carte d’identité biométrique, Ashok Subron estime que les juges ont suivi le « raisonnement de l’ICTA Appeal Tribunal sur le cas d’Alteo ». Les employés de l’entreprise avaient contesté la collecte obligatoire d’empreintes sur leur lieu de travail. Désormais, dit Subron, la carte biométrique est « caduque ». Le gouvernement devra donc, dit-il, « respecter sa promesse électorale ».

Revenant sur la question du financement des partis, Dany Marie a rappelé être contre le soutien d’entreprises aux partis. Comme lors des dernières élections générales, R&A fait donc appel à la contribution des citoyens pour soutenir sa campagne (voir sa page Facebook). Et compte rendre ses comptes publics à l’issue des municipales, précise Dany Marie.