Syndicalistes, pompiers, policiers, associations… ils ont tous fait valoir leurs droits sur la place publique durant l’année écoulée.

Le 19 janvier dans les rues de la capitale, les pompiers dénoncent l’insalubrité de leurs casernes, le manque d’équipement et de véhicules ainsi que les recommandations non appliquées du Pay Research Bureau.

Trois mois plus tard, le Groupe réfugiés Chagos manifeste devant le haut-commissariat britannique. L’association rejette le fonds d’aide proposé par les Britanniques ainsi que le droit de visite conditionnel sur l’archipel des Chagos.

Le mois suivant, les anciens clients du Super Cash Back Gold et de Bramer Asset Management entament une grève de la faim. Salim Muthy, ainsi que cinq anciens clients militent pour un remboursement complet. 13 jours plus tard, une rencontre avec le Premier ministre met fin au mouvement.

Le 3 juin, la communauté LGBT organise la 12e marche des fiertés en ralliant Caudan Waterfront à la Place d’Armes. Mais des contre-manifestants, invoquant leurs croyances religieuses, brandissent des pancartes anti-LGBT.

Le licenciement du commandant Patrick Hofman et de deux autres pilotes d’Air Mauritius provoque un sursaut chez leurs collègues qui marchent pacifiquement le 9 octobre. Si les deux autres pilotes ont été réintégrés, le cas du pilote belge est toujours en suspens après les importantes perturbations causées par l’absence simultanée de 12 pilotes, le 5 octobre.

Le 15 octobre, les femmes cleaners travaillant dans les écoles pour un salaire de Rs 1500 entament une grève de la faim après plusieurs tentatives infructueuses de discussion avec le gouvernement. Six d’entre elles, soutenues par les syndicalistes Ragoo et Chuttoo, élisent domicile au Ruisseau du Pouce pendant dix jours. Jusqu’à obtenir satisfaction auprès du Prime Minister’s Office.

La fin de l’année est marquée par une première. La Police Officers Solidarity Union organise une marche pacifique dans la capitale. Pour la première fois, des policiers accompagnés de leurs familles réclament leurs droits dans la rue.

Le 9 décembre, munis d’accessoires de plage et d’instruments de musique, les membres d’Aret Kokin Nou Laplaz arpentent la capitale pour dénoncer la privatisation des plages.