La distribution de repas chauds dans les écoles situées en zone d’éducation prioritaire (ZEP) reprendra-t-elle ? C’est ce qu’a souhaité savoir la députée Jeanne Monty au Parlement, ce mardi 6 octobre. Dans sa réponse, Leela Devi Dookun Luchoomun a indiqué qu’un projet pilote est en cours dans quatre établissements, avec pour objectif la préparation de repas sur place.

Le Hot Meal Project, mis en place en janvier 2013, avait été suspendu depuis février de l’année dernière. La raison : des enfants victimes d’intoxication alimentaire à la Bambous Government School due à la présence de la bactérie E.Coli dans les aliments distribués. Les repas chauds avaient alors été remplacés par une distribution de pain, beurre, fromage, biscuits et fruits frais aux enfants. Programme qui est toujours en place à ce jour.

La sécurité et la santé sont de prime importance, a souligné la ministre de l’Education, d’où la nécessité d’investir dans des infrastructures appropriées avec toutes les mesures sanitaires et d’hygiène à chaque étape : production, stockage, maniement et distribution des repas. Dans quatre écoles, poursuit-elle, un projet pilote est mis en place pour assurer ce service aux enfants. La Bois des Amourettes Govt School, la Cascavelle Govt School, la Pointe-aux-Piments Govt School et l’Aimé Cesaire Govt School seront équipées de leur propre cuisine et salle à manger. Ce qui permettra de préparer la nourriture sur place pour être ensuite distribuée aux élèves.

A Bois-des-Amourettes et Cascavelle, la construction a déjà débuté et prendra fin vers décembre 2015/février 2016. Pour les deux autres écoles, le processus d’appel d’offres pour la construction est déjà enclenché. Leela Devi Dookun a souligné que son ministère travaille sur un plan pour ces quatre écoles concernant les conditions sanitaires. Ce projet devrait être étendu, dans la mesure du possible, aux autres écoles ZEP. Et une alternative proposée aux établissements où la place manque pour les aménagements nécessaires. La distribution de repas chaud reprendra donc, selon Leela Devi Dookun, quand toutes les conditions seront conformes aux normes exigées.

Le projet est estimé à Rs 130 millions, a indiqué la ministre en réponse au député Alan Ganoo. Et coûtera Rs 75 par étudiant pour 182 jours. Veda Baloomoody s’est, lui, enquis de la préparation des repas et de la participation de la Parents Teachers Association (PTA). La ministre de l‘Education a expliqué qu’il faudra s’assurer que les fournisseurs répondent à toutes les exigences. La PTA, ajoute-t-elle, est impliquée et chargée du choix des repas chauds.

Photo d’illustration (via www.glorymischief.com)