Le président et principal actionnaire du groupe BAI avoue qu’il ne contrôlait pas directement les transactions à l’intérieur du groupe. A ce titre, il dit ne pas pouvoir donner de détails sur les transferts d’argent effectués entre les différentes entreprises du conglomérat. Toutefois, sur l’ensemble des finances de BAI, Dawood Rawat récuse l’accusation de Ponzi. « Les investissements étaient là », justifie-t-il tout en reconnaissant qu’il a pu commettre des erreurs sur certains aspects de la gestion du groupe.

Dans l’entretien exclusif accordé à ION News, le fondateur du groupe BAI explique les mesures qui avaient été prises pour assainir la situation des finances de sa holding. Dawood Rawat révèle même qu’il avait pris la décision de céder le contrôle de son groupe à des investisseurs étrangers, estimant que ses enfants n’étaient pas en mesure d’en assurer la pérennité, surtout sur le territoire africain.

Si l’Etat n’était pas intervenu début avril, l’homme d’affaires assure que des mesures significatives auraient été prises pour atténuer les « related party transactions » au sein du groupe et assurer des rentrées d’argent de l’ordre de plusieurs milliards de roupies. Ce qui l’aurait mis en conformité aussi bien avec les directives de la Financial Services Commission que de la Banque de Maurice.

Plus généralement, Dawood Rawat se confie également sur sa stratégie de diversification et de rachats tous azimuts et les salaires pratiqués au sein des plus importantes entreprises de la BAI. Loin de ne rester que dans le monde des affaires, le fondateur du groupe justifie également son incursion dans le monde des médias. Notamment à cause des cloisonnements ethniques qu’il dit avoir constaté dans le pays.