Le leader du Parti travailliste est catégorique. Il y a une « campagne anti Ramgooolam » en cours, dont l’objectif est d’affaiblir les rouges afin d’assurer la pérennité de la « dynastie Jugnauth ». Toutefois, Navin Ramgoolam ne nie pas ses « erreurs » et ceux des siens. Leur défaite électorale, admet-il, s’explique par le fait qu’ils étaient « déconnectés » de la population.

L’heure n’est pas toutefois à la lamentation et ne sera pas non plus, plus tard, à la vengeance, assure le chef des rouges. Car selon lui, malgré les défaites électorales, le PTr a toujours rebondi. Cette fois-ci, le parti le fera en s’appuyant sur du sang neuf prévoit Ramgoolam.

C’est à Kewal Nagar que l’ancien Premier ministre a effectué, ce dimanche, sa première sortie publique majeure depuis les élections de décembre 2014. Si le congrès avait pour objectif de commémorer l’anniversaire de Sir Seewoosagur Ramgoolam, le leader du PTr a néanmoins dressé un réquisitoire du régime actuel. Devant une bonne foule, il a dénoncé, pêle-mêle, un Sir Anerood Jugnauth démissionnaire, un Roshi Bhadain devenu trop puissant et des décisions du gouvernement davantage motivées par « la vengeance » que la raison d’Etat.

Loin d’accuser le coup sur les « affaires » pour lesquelles il a été arrêté, Navin Ramgoolam s’est défendu en affirmant n’avoir « jamais reçu » de commissions. Et de lancer un pavé dans la marre du financement politique en affirmant que « tous les partis » reçoivent des contributions substantielles, mais évitent soigneusement d’en parler ou d’en préciser la provenance.