Navin Ramgoolam juge le projet de loi Good Governance and Integrity Reporting et l’amendement constitutionnel qui l’accompagne comme étant « totalement inacceptables » et « très dangereux ». Car portant atteinte, selon lui, au droit constitutionnel de la propriété sans mettre en place les « garde-fous » adéquats.

Ainsi, le leader des rouges estime que la composition de l’Integrity Reporting Services Agency et le mode de nomination de ses membres conduiront l’institution à opérer sous l’influence du ministre de la Bonne gouvernance. Devenant ainsi un « instrument politique » aux mains de Roshi Bhadain.

Si l’ancien Premier ministre critique une nouvelle fois sévèrement ce ministre, il fait toutefois appel au Premier ministre et au fait qu’il soit juriste. En lui demandant d’initier un large exercice de consultation avec tous les partis d’opposition, la profession légale ainsi que la société civile.

Interrogé sur la possibilité que le PTr conteste la constitutionnalité des amendements proposés par le gouvernement, Navin Ramgoolam précise que l’équipe juridique du parti étudie en détail les textes en cherchant également des avis externes. Celle-ci présentera un Position Paper synthétisant précisément la position et les propositions des rouges sur la question la semaine prochaine.

Si Ramgoolam dit qu’une éventuelle loi Good Governance and Integrity Reporting serait un « danger » pour tout Mauricien, il dit néanmoins ne pas se sentir menacé par les changements légaux préconisés par le gouvernement. Rétorquant que le Premier ministre doit également pouvoir justifier l’acquisition de ses biens immobiliers.