Le temps presse. C’est ce qu’affirme l’ancien Premier ministre. Selon lui, l’Angleterre est déjà à la manœuvre après la décision de la Cour Permanente d’arbitrage des Nations Unies sur le droit de la mer lui interdisant de décréter une Marine Protected Area aux Chagos sans l’aval de  Maurice.

Pour Navin Ramgoolam, qui a été à l’origine de cette action en droit international, le pays ne peut se permettre le luxe d’aborder la question de la souveraineté sur les Chagos de manière partisane. Il suggère ainsi au gouvernement de maintenir l’équipe de juristes qui a permis à Maurice d’enregistrer cette « victoire éclatante » et de la consulter très rapidement pour dégager une stratégie visant à bâtir sur la décision obtenue au Tribunal de la mer. Afin de renforcer la position de Maurice sur sa souveraineté sur l’archipel qui abrite l’importante base militaire américaine de Diego Garcia.

Les Etats-Unis, selon Ramgoolam, doivent être traités comme l’allié objectif de la cause mauricienne. En effet l’ancien Premier ministre estime que l’Etat doit désormais traiter avec Barack Obama afin de le rassurer sur la pérennité de la base de Diego Garcia, tout en ne transigeant pas sur la possibilité pour les Chagossiens de repeupler leur terre natale et pour Maurice d’exploiter toutes les ressources minérales et halieutique autour de l’archipel.