C’est une question d’Etat. C’est en se basant sur ce raisonnement que les avocats de Navin Ramgoolam ont demandé à la Cour suprême d’émettre une injonction afin d’interdire à la police d’accéder aux informations contenues sur les téléphones portables saisis à son domicile. Le Central Criminal Investigation Department requiert l’accès aux portables de Navin Ramgoolam afin de déterminer où il se trouvait au moment où un vol a été commis à son campement dans la nuit du 2 au 3 juillet 2011.

L’ancien Premier ministre affirme dans son affidavit que ces téléphones contiennent des informations sensibles auxquelles les enquêteurs ne devraient pas avoir accès. D’autant plus que ces données pourraient se retrouver dans la presse à la suite de fuites volontaires ou involontaires de la part des enquêteurs.

La Cour suprême doit rendre sa décision sur la demande de Ramgoolam en début de semaine prochaine.