Le leader du Parti travailliste estime que Roshi Bhadain a signé « l’arrêt de mort » du secteur financier en acceptant les demandes de l’Inde dans le cadre de la renégociation du traité de non-double imposition entre les deux pays.

Si Navin Ramgoolam concède que des compromis sont nécessaires dans ce type de négociations, il affirme qu’une autre solution aurait pu être trouvée. Toutefois, l’ancien Premier ministre explique que la situation n’est pas tout à fait perdue. Il demande ainsi au Premier ministre et à Roshi Bhadain de « mettre de côté les ego » et de refuser de faire ratifier le nouveau traité par le Parlement.

Car les effets économiques du nouveau traité seront dévastateurs, prédit Navin Ramgoolam. C’est pourquoi il explique qu’étant Premier ministre, avec Rama Sithanen comme ministre des Finances, il avait refusé une offre de compensation de 200 millions de dollars par l’Inde en échange du transfert des droits d’imposition du traité à l’Inde.

Si Roshi Bhadain a capitulé, c’est aussi, selon Navin Ramgoolam, parce que contrairement aux fois précédentes, les négociations n’ont pas culminé en une discussion entre les Premiers ministres des deux pays. Ils ont échu, cette fois-ci, aux techniciens des ministères des Finances, qui n’ont vu la négociation qu’à travers le prisme de la taxation, pense Ramgoolam.