Traiter les travailleurs étrangers clandestins «humainement et dignement». C’est l’appel de Droits humains océan Indien (Dis-MOI) aux autorités au lendemain d’une énième opération «crackdown» du Bureau du passeport et de l’immigration. L’exercice a abouti à l’arrestation de 45 immigrés, des Bangladais pour la plupart.

L’association qui milite pour les droits humains lance un appel pour que ceux interpellés ne soient pas traités «comme des criminels». Du reste, durant ce genre d’opération, il faudrait s’assurer que les migrants soient informés de leurs droits, des raisons de leur arrestation et qu’ils pourraient être déportés.

«Ce pays, rappelle l’ONG, s’est bâti grâce aux efforts combinés de travailleurs migrants et forcés entre autres.» Les travailleurs étrangers, parce qu’ils sont sur le sol mauricien, doivent «avoir accès, sans discrimination, aux mêmes avantages qu’un citoyen mauricien». Dont celui de consulter un avocat.

Dis-MOI plaide également pour la mise en place de mécanismes de surveillance afin de s’assurer que les droits des travailleurs migrants sont protégés lors de leur recrutement.

Dis-MOI Maurice : Que les travailleurs clandestins ne soient pas traités «comme des criminels» by ION News on Scribd