Punchline. A la corde, l’heure est au combat. Allons, à l’attaque.

Ce qui nous manque à Maurice, ce n’est pas le talent, mais le manque d’ouverture vers les autres. Et cela se ressent dans le peu de connexion qui existe entre les artistes d’ici pour explorer l’inconnu. Alors que le métissage est notre richesse et peut-être même la clé de la réussite.

Dans ce cas, partons au front.

Si notre musique, le sega, ne décolle pas sur la scène internationale, c’est par un manque de communication et de visibilité dans les réseaux professionnels. Vendre le sega « cliché » au travers de promotions touristiques est de surcroît une très mauvaise idée, cultivée depuis des années. Il devient ainsi urgent de changer le jeu et d’aller sur le ring musical pour trouver sa place. L’exportation de la musique mauricienne dans des réseaux, marchés de musique professionnels, est l’une des priorités à prendre en considération. C’est par ce principe que La Réunion arrive à exporter ses artistes en Chine, aux States, en Inde, en Australie…

On n’invente pas la roue, on prend juste la bonne route.

Il ne faut plus se contenter des « bals mauriciens » en Europe, en Australie, au Canada… pour se dire que notre musique s’exporte. Le combat est ailleurs. Exposons la discographie de Maurice, mettant en avant notre identité et notre originalité, sur des marchés professionnels. Par les coopérations culturelles existantes avec des pays de la région, renforçons les échanges culturels, la formation et l’exportation de nos artistes. Et cela passe avant tout par une volonté des politiques pour des actions culturelles concrètes. Ainsi que par les structurations de la scène musicale à Maurice.

Nous avons des différences qui plaident en notre faveur et qui peuvent nous ouvrir des portes. Alors, ouvrons-les. Permettons au sega, au seggae, à l’afroriental… de s’installer sur la scène internationale et de s’épanouir. A force de faire le tour de nous même, on finit par avoir le tournis.

Partons, explorons et célébrons la musique chez des convaincus.