Sir Anerood Jugnauth a réaffirmé, au Parlement aujourd’hui, la souveraineté de Maurice sur l’archipel des Chagos et Tromelin. Et que son gouvernement fera tout pour s’assurer de pouvoir exercer ses droits. Le Premier ministre répondait aujourd’hui à la Private Notice Question de Paul Bérenger.

Maurice est toujours en attente de la décision du tribunal arbitral sous la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Cette instance a été instituée dans le cadre du litige opposant le pays à la Grande-Bretagne suite à la création, par les Britanniques, d’un parc marin aux Chagos. L’audition des deux parties avait eu lieu, du 22 avril au 9 mai 2014 à Istanbul, Turquie.

Alors que le bail de 50 ans accordé par la Grande-Bretagne aux Etats-Unis sur les Chagos arrivera à échéance en 2016, le gouvernement « est en train d’étudier la voie diplomatique de même que d’autres stratégies à adopter en vue d’un éventuel accord », a expliqué le Premier ministre. Cela en prenant en considération l’importance stratégique de Diego Garcia pour les USA. Le leader de l’opposition, a assuré SAJ, sera consulté en temps voulu.

Pour ce qui est de Tromelin et de la question de la cogestion avec la France, le Premier ministre a indiqué que la question de la cogestion avait été abordée par Navin Ramgoolam lors de sa rencontre avec François Hollande, à Paris en octobre 2014. L’Assemblée nationale française ayant pris un retard considérable pour adopter la loi ratifiant l’accord de cogestion avec Maurice, le Premier ministre avait fait une nouvelle proposition. « Si la France reconnaissait la souveraineté de Maurice sur Tromelin », Maurice serait prête à conclure un nouvel accord bilatéral portant sur le partage égal des ressources naturelles, minérales et autres, de même que sur leur exploitation conjointe.

Si François Hollande a dit que cette déclaration serait étudiée, son gouvernement n’y a cependant toujours pas réagi.