Il a refusé de prêter serment le 23 janvier sous le gouvernement de Pravind Jugnauth, invoquant une passation des pouvoirs contraire aux principes de la bonne gouvernance. Si les plans de Roshi Bhadain d’épauler le leader de l’opposition sont mis à mal, il fonde toutefois rapidement son Reform Party. Tout en annonçant solennellement, peu de temps après, du backbench de l’opposition son intention de démissionner et de provoquer une partielle à Belle-Rose/Quatre-Bornes afin de sommer le gouvernement de revoir ses plans sur le Metro Express.

Cinq mois, jour pour jour, après son refus de faire partie de l’équipe de Pravind Jugnauth, le leader du Reform Party renonce à son poste de député et se déclare dans la foulée candidat à la partielle du no 18. En l’absence d’un candidat du gouvernement, c’est contre les «dinosaures» de l’opposition que s’acharne l’ancien ministre de la Bonne gouvernance. Enhardi par ce qu’il considère être l’accueil chaleureux des électeurs, Bhadain affirme qu’il gagnera la partielle du 17 décembre avec 2 000 voix d’avance. C’est avec un peu plus de 5 000 voix de retard que Bhadain termine finalement 3e de la partielle du 17 décembre.

Agacés par l’attitude désobligeante de Bhadain envers Arvin Boolell durant la campagne, les partisans travaillistes prennent sévèrement à partie le leader du Reform Party le jour du dépouillement. Encadré par ses proches collaborateurs, Bhadain quitte le Sodnac SSS sous escorte policière et promet plus tard, le même jour, de revenir sur la scène politique.

Dans une série de rétrospectives, ION News revient sur les faits marquants de l’année: allant des dérapages des politiques aux des moments forts du gouvernement en passant par les manifestations ou encore les grands procès de l’année 2017.