L’ancien président pakistanais Pervez Musharraf est accusé de haute trahison dans son pays d’origine. Il risque la peine de mort. Musharraf a plaidé non coupable aux cinq chefs d’accusations auxquels il fait face dans ce nouveau procès, dont celle de trahison pour l’adoption de mesures d’urgence et la suspension de la Constitution en 2007, alors qu’il était président.

Pour sa défense, Musharraf, qui s’est présenté comme un patriote, affirme avoir agi conformément à la Constitution. « J’ai été à la tête de l’armée de ce pays pendant neuf ans et j’ai servi dans l’armée pendant 45 ans. J’ai combattu dans deux guerres, et on appelle cela de la trahison ? », a-t-il demandé.

Pervez Musharraf a dû démissionner en 2008 face aux pressions grandissantes de l’opposition. Il s’est ensuite exilé à Londres. De retour au Pakistan l’année dernière avec l’idée de participer aux élections, il a été arrêté puis condamné pour le meurtre de l’ex-Premier ministre Benazir Bhutto. Celle-ci a été tuée, en décembre 2007, lors d’une attaque suicide lors d’un rassemblement politique. Le juge a estimé que Musharraf a été complice de ce meurtre pour ne pas avoir fourni de sécurité adéquate lors du rassemblement.

Le procès de Musharraf a accusés du retard depuis novembre dernier. L’ex-président a, dans un premier temps, refusé de se présenter au tribunal après la découverte de bombes sur le parcours menant à la cour. Et, début janvier, il a été hospitalisé suite à des douleurs à la poitrine. Source : www.rt.com – Photo : blogs.tribune.pk.com