Dans un mois, l’Environment and Land Use Appeal Tribunal (ELUAT) livrera sa décision. C’est ce mardi que la plateforme Aret Kokin Nu Laplaz (AKNL) a déposé une demande devant cette instance pour que les travaux de construction de l’hôtel à La Cambuse soient suspendus. En attendant, Yan Hookoomsing en appelle au promoteur. S’il est dans son bon droit, estime le militant écologiste, le groupe Currimjee ne devrait avoir aucun mal à attendre la décision de l’ELUAT.

Durant son point de presse, AKNL a estimé que le projet hôtelier compromet non seulement l’existence des dunes de sables à La Cambuse mais met également en péril une zone qui, selon le mouvement écologiste, pourrait contenir des fossiles de dodos et des animaux vivant à cette époque. Yan Hookoomsing pense, en effet, que la proximité du site avec la Mare-aux-Songes, où de nombreux fossiles de dodos ont été découverts, laisse penser que des vestiges de cette ère existent là où sera construit l’hôtel du groupe Currimjee.

Les opposants au projet de La Cambuse émettent également des doutes sur le plan soumis aux autorités pour l’obtention du permis Environmental Impact Assessment en 2012 et celui soumis, plus récemment, au conseil de district de Grand-Port pour l’obtention du permis de construction de l’hôtel. AKNL accuse, par ailleurs, le promoteur d’avoir fait pression sur un cabinet de consultants qu’il avait recruté dans les années 2010-2011 pour que celui-ci édulcore la partie de son rapport sur l’impact de la construction sur les dunes situées à La Cambuse.

AKNL compte organiser une manifestation contre le projet d’hôtel le mercredi 25 novembre à Port-Louis.

Contacté, le groupe Currimjee compte réagir ultérieurement à ces accusations étant donné que la justice examine en ce moment ce dossier.

Photo : Yan Hookoomsing, Veena Dholah, Daren Govinden et Ian Jacob, membres de la plateforme Aret Kokin Nu Laplaz.