Les examens à la fin du Grade 9 prévus dans le cadre du projet Nine-Year Continuous Basic Education ne vont-ils pas accentuer la compétition ? C’est ce qu’a voulu savoir le député du MMM, Veda Baloomoody au Parlement ce mardi 22 septembre. Leela Devi Dookun-Luchoomun est catégorique : ces épreuves écrites ne peuvent être considérées comme étant « high-stake », c.-à-d. très compétitives. Selon la ministre de l’Education, ce système d’évaluation est déjà en vigueur depuis 2010, avec l’introduction des examens nationaux en Form III.

Pour Leela Devi Dookun-Luchoomun, le Nine-Year Schooling, qui sera en vigueur à partir de 2017, prône un développement global de l’enfant en éliminant la « rat race » à un jeune âge. La réforme, dit-elle, propose l’octroi d’un diplôme national à partir de 2020, soit le National Certificate of Education, qui sera basé sur les notes obtenues durant ces examens de fin d’année mais aussi durant les contrôles continus dans des matières académiques et non académiques. Certes, le NCE permettra à l’enfant de s’orienter dans ses choix de sujets pour la Form IV et le SC, ou s’il souhaite se diriger vers une académie. Mais la compétition sera moindre, poursuit Dookun-Luchoomun, puisque les élèves seront déjà inscrits dans des collèges régionaux dès le Grade 7.

Baloomoody a voulu savoir si la compétition ne serait pas maintenue au niveau de la sixième année, la suivante étant celle où les enfants intégreront un collège. Leela Devi Dookun-Luchoomun de répondre par la négative, expliquant que leurs sièges sont garantis dans des établissements secondaires sur une base régionale. Et que les sous-divisions « A », « A+ » n’auront plus cours. Si star school il y aura, celle-ci ne sera pas prédéterminée par les résultats des élèves au Primary School Achievement Certificate mais par leurs performances par la suite au sein des collèges régionaux.

Des réserves ont également été exprimées quant à l’introduction de 11 académies mixtes à partir de la 10année. Portant notamment sur des problèmes éventuels de gestion que pourrait poser cette cohabitation filles/garçons au niveau de ces collèges convertis en académies. La mixité, assure la ministre, facilitera la transition des jeunes vers le monde du travail. Et de citer en exemple le collège St Andrews ou encore le MGI SS où, explique Leela Devi Dookun, il n’y a pas eu de souci majeur quant à la gestion ni concernant le niveau d’éducation.

Selon les infos dont dispose Veda Baloomoody, le Mauritius Examinations Syndicate ne serait pas au courant de la manière dont ces examens en Grade 9 auront lieu. Ce qu’a démenti Leela Devi Dookun-Luchoomun, qui a souligné que son ministère travaille en étroite collaboration avec l’organisme.

Photo d’archives : La ministre Leela Devi Dookun a présenté son projet de réforme éducative le 20 août dernier.