S’il semble que les réfugiés sri-lankais préfèrent tenter leur chance du côté de La Réunion, les autorités mauriciennes, dont la National Coast Guard (NCG), assurent cependant une surveillance de nos côtes. Le radar côtier est notamment mis à profit pour détecter d’éventuels ressortissants de l’archipel dans nos eaux.

Huit migrants sri-lankais, qui cherchaient asile à l’île Sœur, ont transité par Maurice dans le cadre de l’opération de rapatriement vers leur pays, cette semaine. Arrivés à La Réunion le samedi 6 octobre, ils étaient à l’aéroport de Plaisance le mardi suivant. Agés entre 20 et 30 ans, ils devaient embarquer sur un vol d’Air Mauritius le même soir.

La compagnie aérienne a toutefois fait valoir que les migrants devaient être escortés par des agents. Or, les agents de la police des frontières les accompagnant n’avaient «pas de visa sri-lankais ou indiens sur leurs passeports», indique Imaz Presse Réunion. Une situation finalement réglée après un branle-bas de combat.

En l’absence de vol direct vers Colombo, les autorités réunionnaises espérer faire escale par la Malaisie. Les policiers et les migrants ont finalement embarqué pour Paris, mais de La Réunion. Où la Cimade, association qui lutte pour les droits des migrants, dénonce «l’opacité de cette expulsion», rapporte Réunion 1re.

Photo : Réunion 1re