C’est le cas de le dire, « chapeau Météo » ! Au XXIe siècle, il était grand temps – sans jeu de mots – que la station météorologique nationale se mette au diapason en matière de prévention… Et soit un peu plus « prévoyante » quant aux méthodes utilisées pour ce faire. Ainsi, depuis quelques mois, nous avons droit à un site web nouveau « look », beaucoup plus « 2.0 » (voire plus ?). Même si cette cellule n’est pas encore active sur les réseaux sociaux, n’empêche qu’elle reste très « tendance » pour le citoyen lambda comme pour tous les journalistes et gens de la « com’ » qui actualisent leurs « statuts » dès qu’une annonce est faite du perchoir de Vacoas.

D’un point de vue très personnel et tout à fait inexpert, la « météo Moris » n’a pas beaucoup changé dans le fond, depuis l’époque des cartes synoptiques que l’on montrait sur nos écrans d’antan, pointés du bâton de feu Monsieur Valaydon. Le vocabulaire, qui reste digne d’un manuel scolaire type Robin & Rita, demande aussi à être revu. Parce que j’ai beau me dire qu’il me faut faire un tour sur Wikipedia pour finalement comprendre ce que veut dire « hectopascal », il n’empêche que continuer d’indiquer au public la valeur numérique de la pression atmosphérique reste un peu « vague » pour ceux qui n’ont aucune notion de ce en quoi cela peu se traduire dans le concret.

Face à ce qui paraît et pourrait être une altération de ce que sont nos tempêtes tropicales, le système d’alerte serait peut être à revoir, comme cela a été le cas pour les pluies torrentielles ou les raz de marée. La critique peut continuer… Je peux m’en prendre à tout ce que j’estime être insuffisant pour ce qu’il est de ce service public vital. Mais il est plus important, à mon avis, de souligner les progrès.

Outre le nouveau site Web, le fait de faire des avertissements ponctuels, même s’ils prennent un peu tout le monde au dépourvu – parce qu’« on n’a jamais vu cela » ou « on ne comprend pas ce que ça veut dire » – est le signe d’un changement certain. Edilson, le tout récent cyclone, en est la preuve.

Face à un comportement « inhabituel », la météo a été efficace en s’assurant du maintien des alertes, malgré un temps relativement correct pour ce que l’on connaît des classes 2 ou 3. Face à ces phénomènes inhabituels, voire inconnus, nos « météomans » ont été sagaces. Après les « averses orageuses » qu’a connues la station de Vacoas ces dernières années, avec « foudre et tonnerre » provenant de l’Hôtel du gouvernement, il fallait bien une certaine prise de conscience. A mon avis, la nouvelle direction a cette conscience, du fait qu’elle ressent le besoin de communiquer tout ce qu’elle estime devoir être portée à la connaissance du public.

Il est important, il me semble, que la communication ne soit plus une routine de temps cyclonique (ou de pluie torrentielle) mais celle du changement climatique – qui s’opère sur une base quotidienne et perpétuelle à Maurice, comme dans le monde… Et dont les conséquences nous ont surpris tellement de fois ces dernières années, comme en mars 2008 et 2013.

Ceci n’est que mon opinion, mais aussi mon sentiment profond en tant que « communicatrice ». Nous sommes dans cette ère de l’information – l’ère où tout se sait ou doit se savoir. Ainsi, les organismes dont les services sont ceux dont nous dépendons le plus doivent chercher à nous transmettre leurs messages par tous les moyens. En tant qu’adepte des réseaux sociaux, je pense que c’est un outil que notre météo doit utiliser, vu le pouvoir qu’elle y exerce déjà sans y être officiellement. En attendant cela, les avis « vite fait bien fait » n’ont qu’à continuer de nous tenir informés.