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Ce qui devait être un débat d’idées sur l’avenir du journalisme de service public a pris une toute autre tournure. C’est désormais la menace d’une sanction qui plane sur les journalistes Ashok Beeharry et Ritvik Neerbun. En effet, la direction de la MBC a formellement requis des explications écrites des deux journalistes suite à leur participation au débat organisé, le 10 novembre dernier, par le Media Trust (MT). Selon nos recoupements, une réunion spéciale du conseil d’administration de la Mauritius Broadcasting Corporation (MBC) pourrait même entériner la réaffectation de ces deux journalistes à d’autres postes.

C’est en se basant notamment sur un éditorial de notre consœur Michaëlla Seblin, la rédactrice en chef de 5-Plus dimanche, que la direction de la MBC a adressé une correspondance le 19 novembre aux deux salariés de la MBC. Dans la missive, il est demandé à Ashok Beeharry et à Ritvik Neerbun de justifier leur participation au forum et le fait d’avoir parlé au nom de la radiotélévision. Or, comme il a été précisé lors du débat, les deux hommes ont émis des opinions en leurs noms personnels. N’engageant pas la MBC par leurs propos, ils ont suggéré les voies à suivre afin de permettre au journalisme de service public d’occuper la place qui lui revient dans l’espace audiovisuel local et auprès des Mauriciens en général.

Alerté de la situation, le Media Trust a réagi par un communiqué. Le conseil d’administration de l’institution note ainsi que les deux journalistes de la MBC ont présenté une « une vision élaborée de l’avenir de ce secteur, tout en soulignant la mission et les contraintes de la MBC – le tout dans un cadre sérieux arbitré par le Président du Media Trust ».  Précisant dans la foulée que le fait de « présenter son opinion » ne peut être « matière ni à réprobation, encore moins à sanctions ».

Dans le souci de faire entendre raison à la direction de la MBC, le MT se dit prêt à « dialoguer » avec celle-ci sur le contexte de la participation de Beeharry et Neerbun au débat. En conclusion, l’institution chargée de la formation des journalistes à Maurice précise qu’ elle défendra « en toute circonstance, le droit d’Ashok Beeharry et de Ritvik Neerbun à la liberté d’opinion et à l’expression de celle-ci ».

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