Il attend depuis six ans de connaître son sort. Ambernath Mossae a été suspendu de ses fonctions à la Mauritius Broadcasting Corporation depuis six ans. Mais n’a toujours pas été présenté devant un comité disciplinaire. Ce qui est reproché à l’ex-Chief News Editor : les lacunes et la mauvaise gestion autour du concours de chant Pepsi Sega Hungama. C’est ce qu’a indiqué le ministre Roshi Bhadain en réponse à Mahen Jhugroo, ce mardi 13 octobre.

Le conseil d’administration de la station de radiotélévision nationale avait, le 12 novembre 2010, décidé qu’Ambernath Mossae serait convoqué par un comité disciplinaire. Celui-ci n’a toutefois pu se réunir jusqu’ici, les réunions ayant chaque fois été repoussées pour « diverses raisons avancées par le conseiller légal » d’Ambernath Mossae. En attendant, celui-ci continue de percevoir un salaire de base de Rs 50 000 ainsi que les indemnités associées, a déclaré le ministre de la Technologie, de l’Information et de l’Innovation.

Selon Roshi Bhadain, la direction de la MBC se penchera sur ce dossier après la nomination d’un nouveau directeur général.

Par ailleurs, un audit au sein de la MBC, mené en septembre 2015, a déterminé que 13 agents de sécurité sur les 26 employés sont surnuméraires. Ce qui constitue un « abus », a déclaré Bhadain, abondant dans le même sens que le député Mahen Jhugroo. Celui-ci a souligné le fait que la sécurité à Moka est déjà assurée par la police et la Special Mobile Force, outre les caméras de surveillance et le système de contrôle d’accès par carte magnétique.

Les agents en trop ont été réaffectés comme chauffeurs et handymen, a affirmé le ministre. Et de confirmer au Chief Whip de l’opposition : beaucoup de ceux qui ont été recrutés comme security officer sont issues de la circonscription Triolet/Pamplemousses (no 5). Des considérations politiques ont-elles motivé le recrutement de ces personnes ? a encore voulu savoir Mahen Jhugroo. Le nouveau directeur général, assure Roshi Bhadain, se penchera sur la question.