Le gouvernement mauricien a tenu à exprimer sa solidarité à l’Inde mais aussi à tous ceux engagés dans la lutte contre le terrorisme. Cela après l’attaque d’une base militaire indienne sise à Uri, au Cachemire et qui a fait de nombreux blessés et vu la mort de 17 soldats.

Un « acte ignoble », perpétré tôt le dimanche 18 septembre, et que l’Etat mauricien « condamne fermement », indique le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Dès dimanche, New Delhi suggérait que le Pakistan serait en cause. Rajnath Singh, aux commandes du portefeuille de l’Intérieur pour l’Inde, n’a en effet pas hésité à qualifier le Pakistan d’« Etat terroriste ». Les deux Etats se disputent la souveraineté du Cachemire, pour laquelle, depuis la Partition en 1947, ils se sont livrés trois guerres.

Selon le directeur des opérations militaires de l’armée indienne, aucun des quatre assaillants ne provient de la partie indienne. Et une partie de leur arsenal portait des inscriptions pakistanaises.

Islamabad a réagi aux accusations de l’Inde. Son ministère des Affaires étrangères condamnant les « déclarations au vitriol » de l’Inde. Et affirmant que c’est là une tentative pour détourner l’attention des atteintes aux droits humains constatées au Cachemire.

En conflit armé depuis 1989, le Cachemire connaît une recrudescence de violence depuis le mois de juillet. Le site RFI affirmant, pour sa part, que c’est la « pire vague de violence depuis six mois » et que « la tension continue de monter dans la région ».

Les manifestations se succèdent dans cette région à forte dominance musulmane depuis la mort, le 8 juillet dernier, de Burhan Wani. Celui-ci était l’un des dirigeants des Hizbul Mujahideen, groupe rebelle basé au Pakistan. Plus de 80 civils ont péri à la suite d’affrontements dans les rues avec les forces indiennes.

Photo (Mukhtar Khan/AP via The Guardian) : Des soldats indiens arrivant sur la base d’Uri, dans la partie du Cachemire sous contrôle de l’Inde.