Maurice est en passe d’être le premier pays d’Afrique à se doter d’un Financial Conditions Index (FCI) grâce aux bons soins du Fonds monétaire international (FMI). Cet indice a été adopté par une quarantaine de pays, tels l’Allemagne, la Chine, la Corée du Sud, l’Espagne, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Grèce, l’Inde, la Malaisie, le Mexique, la Pologne, le Portugal, Singapour et la Thaïlande et permet d’évaluer leurs conditions financières.

Le FCI prend en compte un éventail de variables, comme la balance courante, l’inflation, la croissance du crédit, le taux d’intérêt, les rendements boursiers, la volatilité des prix du logement ainsi que l’ouverture commerciale d’un pays. Il permet d’identifier et d’évaluer les liens entre les conditions financières et les activités économiques réelles et peut être utile pour la conduite de la politique monétaire.

Le développement du FCI a été discuté dans le cadre de la dernière visite d’une équipe du FMI au pays du 25 au 31 juillet dernier. Menée par Mahvash Qureshi, nouvelle cheffe de mission pour Maurice, elle a aussi passé en revue la comptabilisation de la dette publique. De même que le roadmap établi par Port-Louis pour l’adoption des International Public Sector Accounting Standards (IPSAS) dans le cadre de la préparation du Budget.

Maurice a aussi sollicité l’aide du FMI pour développer une stratégie pour la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme – le National Anti-Money Laundering/Combatting the Financing of Terrorism (AML/CFT) Strategy – afin de se conformer aux recommandations de l’Eastern and Southern Africa Anti-Money Laundering Group (ESAAMLG).