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Le Mahatma Gandhi n’est pas bien vu dans certains pays africains. La statue de l’apôtre de la non-violence a été enlevée de l’enceinte de l’université d’Accra, au Ghana, dans la nuit de mardi à mercredi dernier sous la pression des enseignants et des étudiants. Ils menaient campagne depuis certains temps contre des symboles du colonialisme et accusaient Mohandass Karamchand Gandhi d’avoir tenu des propos racistes contre les Africains du temps où il militait en faveur des droits des Indiens en Afrique du Sud.

La statue avait été dévoilée par l’ancien président indien Pranab Mukherjee il y a deux ans en tant que symbole des liens unissant l’Inde et le Ghana. Elle avait été vandalisée quelques semaines plus tard avant la décision de l’enlever définitivement. Les autorités d’Accra n’ont pas voulu réagir, soutenant que c’est une décision interne à l’université. Cette situation devrait pousser le gouvernement indien à revoir ses plans quant aux célébrations marquant les 150 ans de sa naissance au niveau international.

Plus connu pour son combat contre la domination coloniale britannique dans la Grande péninsule, le Mahatma Gandhi a vécu et travaillé en Afrique du Sud entre 1893 et 1915. Au Malawi, une campagne est menée contre le dévoilement de sa statue à Blantyre et de baptiser un centre en sa mémoire. Pourtant, sa campagne de non-violence contre les Britanniques a marqué des militants de la trempe de Martin Luther King et Nelson Mandela.

Des mouvements sont apparus dans différentes universités africaines pour contester la présence de statues datant de l’époque coloniale. L’université du Cap, en Afrique du Sud, avait mené campagne pour que la statue de Cecil Rhodes, un magnat des mines, soit enlevée. Ce colon était la cheville ouvrière derrière la création d’universités et de bourses d’études à travers le monde.

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