Krishna Rambojun n’a toujours pas donné signe de vie. L’un des directeurs d’Ucodis, une entreprise de distribution, il est porté disparu depuis mercredi à Ambatobe. Si jusqu’ici, son entourage à Madagascar n’a pas reçu de demande de rançon, les investigations s’orientent de plus en plus vers la piste de l’enlèvement.

Les enquêteurs notent ainsi que les proches du Mauricien, de même que le directeur général d’Ucodis, sont à Maurice. Ils n’excluent donc pas la possibilité que des négociations avec les ravisseurs puissent déjà être en cours entre Tana et Maurice, via Skype, des réseaux sociaux ou e-mail. D’autant qu’un employé d’Ucodis a déjà fait l’objet d’un rapt et que les discussions pour sa libération avaient eu lieu sans que la police malgache ne soit tenue au courant.

Pour l’heure, le mobile derrière ce possible enlèvement demeure inconnu. Mais les enquêteurs estiment que Krishna Rambojun a été violenté. Ils se basent pour cela sur l’état de son véhicule, une Hyundai ix 35 (photo), découverte abandonnée mercredi soir, la portière avant saccagée.

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Photo : L’Express de Madagascar

Un ressortissant indien a également été enlevé. Sa famille demeure cependant sans nouvelle bien qu’une rançon ait été payée. Le ministre de la Sécurité publique malgache tente de rassurer. « Les enlèvements de membres de la communauté indienne de Madagascar et d’étrangers sont en baisse depuis l’époque de la Transition », a affirmé Blaise Richard Randimbisoa. « Ces deux cas, en même temps, sont une coïncidence, et nous sommes sur des pistes », assure le ministre. Qui concède toutefois que les proches rechignent à se tourner vers la police « à cause de sa réputation d’être corrompue ».

Sources : L’Express de Madagascar, RFI

Photo (AFP PHOTO / RIJASOLO via RFI) : Une patrouille de police malgache. Le ministre malgache de la Sécurité publique avoue que les soupçons de corruption qui pèse sur la police malgache ne facilite pas la coopération avec les proches lors d’affaires de rapt.