Le sursis n’aura duré qu’un jour pour Vishnu Lutchmeenaraidoo. Après le rendez-vous manqué de ce lundi, l’Independent Commission against Corruption entend écouter sa version des faits, ce mardi 5 avril. C’est en début d’après-midi, au plus tard, que les enquêteurs de Moka souhaitent consigner ce que le ministre des Affaires étrangères a à dire sur son prêt de 1,1 million d’euros contracté auprès de la SBM. Tout comme hier, la menace d’une arrestation plane toujours, ce mardi, sur le ministre. Même si, à partir de 11h30, il passera l’essentiel de sa journée et du début de soirée au Parlement.

Convoqué à la Commission anticorruption le 25 mars dernier, Raj Dayal est lui appelé à compléter son audition ce mercredi. Lors de son interrogatoire de lundi dernier, l’ancien ministre a fourni une série d’éléments pour se défendre. Durant la semaine écoulée, les enquêteurs de l’ICAC ont minutieusement contre-vérifié les affirmations de Dayal. Ce mercredi, il sera donc confronté aux observations et questions supplémentaires des enquêteurs sur les éléments de défense qu’il a fournis préalablement.

Si une arrestation de Dayal n’est pas à exclure ce mercredi, l’ICAC contemple aussi la possibilité de transmettre son dossier bouclé directement au Directeur des poursuites publiques (DPP), sans passer par la case Commissaire de police pour l’arrestation. Après examen du dossier, le DPP déterminera si des poursuites doivent être engagées et demandera alors au Commissaire de police d’ordonner l’arrestation de l’ancien ministre de l’Environnement. La police n’aura alors pas d’autre choix que d’agir selon la directive du bureau de Satyajit Boolell.