Le mouvement syndical reste mobilisé en ce qui concerne le National Wage Consultative Council Bill. Le vote du projet de loi, qui aurait dû avoir lieu hier, a été reporté. Reeaz Chuttoo, notre invité cette semaine, loue l’esprit d’écoute de Soodesh Callichurn. Le ministre du Travail a été très réceptif à 6 des 7 revendications de la Confédération des travailleurs du secteur privé (CTSP), dit le secrétaire général de ce syndicat. Celles-ci rejoignent d’ailleurs les points que soulèvent d’autres centrales syndicales.

Les discussions butent toutefois sur un septième point sur lequel la CTSP ne compte pas céder : le salaire minimal à l’heure. Si le gouvernement ne fait pas marche arrière là-dessus, prévient Reeaz Chuttoo, la CTSP envisage des actions de toutes sortes « pou desann gouvernman ».

Le secrétaire général récuse cependant les critiques à l’effet qu’il fait le jeu de l’opposition pour favoriser le retour de Navin Ramgoolam ou de Paul Bérenger. Et fait ressortir que ce sont les syndicats qui ont botté l’ex-Premier ministre hors du pouvoir.

Au contraire, souligne Chuttoo, le mouvement syndical fait tout pour favoriser l’émergence des jeunes et d’un mouvement politique alternatif. L’objectif : empêcher la troisième phase de libéralisation que sera la vente des biens de l’Etat à des compagnies privées.

Reeaz Chuttoo le reconnaît : les syndicats doivent s’unir autour de ces questions. Et au vu des nombreux défis auxquels il faudra faire face, cela pourrait se concrétiser bientôt.