Elle sait faire la part des choses entre son passé politique et sa fonction actuelle de Speaker. Maya Hanoomanjee rejette en bloc les critiques sur sa partialité, estimant que les députés de l’opposition font parfois preuve de mauvaise foi ou alors oublient volontairement les règles au Parlement.

A quatre jours de la rentrée parlementaire, elle nous a reçu à son bureau pour une interview où il est question des critiques de l’opposition à son encontre, de représentation féminine à l’Assemblée nationale mais aussi de son avenir politique.

Maya Hanoomnajee d’expliquer que le ton qu’elle adopte vis-à-vis de certains du côté du gouvernement, par exemple sir Anerood Jugnauth, s’expliquent non par l’allégeance au parti soleil mais à cause du respect pour l’âge de ses interlocuteurs. Du reste, le ministre mentor ne dispute pas ses remarques, relève Maya Hanoomanjee.

La Speaker ne se prononcera toutefois pas sur d’éventuels changements aux «standing orders». Ne voulant pas être juge et partie. Hanoomanjee s’interroge toutefois sur la pertinence d’amendements éventuels alors que les règlements existants ne sont pas toujours respectés.

A la remarque que certains de ses prédécesseurs, à l’instar d’Alan Ganoo, sont revenus à la politique active après avoir présidé l’Assemblée nationale, la Speaker répond : «Je laisse cela entre les mains de Dieu.» Dieu étant le leader du MSM ? «Non, entre les mains de Dieu.»