Vous êtes-vous déjà demandé à quel point les apparences étaient importantes dans votre vie ?
Les apparences étant définies comme ce que nous percevons grâce à notre jugement, il s’agit d’une notion totalement subjective. Il ne s’agit pas uniquement de l’apparence visuelle et il est important de le souligner.
L’image que nous projetons définit ce que nous sommes aux yeux des autres. J’ai choisi expressément le « que » plutôt que le « qui » car ce que nous sommes n’est pas forcément qui nous sommes.
Pourquoi cherche-t-on à paraître plutôt qu’à être ?
La source : L’image dans le milieu scolaire
Durant les années scolaires, nous sommes confrontés à de nombreux stéréotypes qui peuvent être catégorisés en deux grandes parties : le groupe A et le groupe B.
Le groupe A rassemble les individus dits « populaires ». Nous avons tous eu des stéréotypes de cette catégorie dans nos institutions. Les individus du groupe B ne réunissent pas les critères appropriés pour intégrer cette catégorie « supérieure ».
Le groupe A représente l’élite : un ensemble de facteurs clés importants dans la microsociété scolaire. Ces facteurs diffèrent et leur importance est variable selon les pays/milieux mais on les assimile généralement à des critères comme le niveau social, le physique, la « race » et autre fait de société de ce type.
Les facteurs intellectuels et les vertus sont généralement optionnels pour intégrer ce groupe car l’image d’une personne au physique avantageux et matériellement riche, aussi stupide, vaniteux, égoïste (etc.) soit-elle, sera toujours plus glamour pour cette microsociété que celle d’un(e) intellectuel(le) au physique désavantageux et au portefeuille désavantagé.
D’ailleurs dans le milieu scolaire, les individus sont souvent caractérisés par un qualificatif : le surfeur, le gothique, le gros, le mannequin, le drogué, le loser…
Et voici comment notre personnage se crée. Nous devenons un « quelque chose », faisant partie d’un groupe catégorisé, prisonniers d’une image que nous avons désirée ou non. Malheureusement, plus nous sommes jeunes et moins nous avons conscience que nous jouons ou que nous sommes, par défaut, un personnage.
Le résultat est que nous nous approprions ce personnage qui devient un « moi » de substitution. Comme la plupart des individus se sont approprié leur personnage, bien souvent sans en être conscients, ils en deviennent le reflet. Celui qui paraît être un gros con est souvent un gros con.
Le paradigme se situe en grande partie à cet âge entre le foyer familial et l’institution scolaire. Il s’agit de la représentation du monde que l’on se fait par rapport à un cadre de référence.
Les règles collectives sont identifiées à travers ce paradigme et sont extrapolées pour en faire des règles individuelles. Le « moi » devient le « on ». Nous pensons et agissons comme ce que l’«on » pense ou agit.
A cet âge, rares sont ceux qui arrivent à être eux-mêmes. L’image est primordiale : qu’est-ce qu’« on » va penser si (…) ?. Les informations et les désinformations font et défont les réputations qui elles-mêmes font et défont les images.
Le fait de changer de paradigme nous prouve souvent que l’image est un leurre.
Les références qui faisaient le « succès » ou le « malheur » des individus des catégories A ou B ne sont alors plus les mêmes et c’est ce qui déclenche cette prise de conscience.
Ainsi, durant certaines étapes de la vie, de nouvelles cartes sont distribuées et les règles changent. Les transferts se bousculent dans les catégories. Notamment dans la vie active.
A suivre…