Alors que la polémique enfle sur les rémunérations de Vijaya Sumputh en tant que directrice du Trust Fund for Specialised Medical Care, la Commission anticorruption prend les devants.

Les enquêteurs du triangle de Réduit ont lancé aujourd’hui des travaux préparatoires devant déterminer si une enquête préliminaire est requise dans cette affaire.

Au Parlement, il y a deux jours, Anwar Husnoo a indiqué qu’il consulterait l’Attorney General quant à une enquête pour faire la lumière sur les Rs 323 000 qu’a perçues Sumputh. Ce qui implique une enquête interne pour savoir si l’Independent Commission against Corruption doit orendre le relais.

Le groundwork de la commission, s’il réunit suffisamment d’éléments, lui permettra de démarrer une enquête préliminaire sans avoir à attendre les conclusions des investigations internes.

L’ICAC se concentre, pour l’heure, sur les déclarations de Husnoo à l’Assemblée nationale. Les enquêteurs se penchent également sur la chronologie des événements afin de situer les responsabilités, ainsi que sur les relations d’affaires entre Anil Gayan et Vijaya Sumputh.

Vijaya Sumputh a, aujourd’hui, soumis sa démission. Et déploré le fait que le ministre de la Santé n’aurait pas tenu compte des éléments qu’elle avait mis à sa disposition concernant son salaire.

Le Premier ministre Pravind Jugnauth a salué la décision de Sumputh, tout en insistant sur la nécessité d’une enquête.

Anwar Husnoo insiste pour sa part sur le bien-fondé de ses actions. Dans son entourage, on le dit serein. Et si le ministre de la Santé insiste sur le fait qu’il n’y a aucun malaise au sein du Muvman liberater, il s’avère qu’Anil Gayan et lui ne se sont pas parlé depuis la séance parlementaire de ce mardi 28 mars.

Photo (archives) : Vijaya Sumputh et Anil Gayan, en mars 2016