Le directeur général de la commission anticorruption, Anil Ujoodha, goûte peu la dernière bravade de Kathi Lynn Austin. Dans une lettre ouverte adressée au directeur des poursuites publiques, la directrice de Conflict Awareness Programme (CAP) demande qu’une investigation ait lieu pour déterminer comment l’information de son passage au Haut-commissariat de Maurice à Londres, pour y rencontrer des enquêteurs de l’ICAC, a été fuitée. C’est ce qu’ont rapporté, hier, nos confrères de Week-End.

Anil Ujoodha dit pour le moment n’avoir « pas encore pris connaissance du contenu de la lettre » avant de préciser que la directrice de CAP a « bénéficié d’une considération de l’ICAC qu’on pourrait qualifier de ‘VIP Treatment’ ». Le directeur de la commission anticorruption affirme donc ne pas comprendre le changement d’attitude de celle qui a décrit Maurice comme une plaque tournante du trafic d’armes dans le monde.

Du fait de ce rebondissement, Kathi Lynn Austin devrait dorénavant être traitée comme n’importe quel témoin par l’ICAC. Qui s’attend donc à ce qu’elle se déplace à Maurice pour être auditionnée. Notamment sur ses allégations par rapport à la famille Mohamed, dont elle accuse certains membres de faire partie du réseau. Les Mohamed ont contre-attaqué en poursuivant Austin pour diffamation.

Cette dernière a jusqu’ici refusé de se rendre à Maurice, craignant, dit-elle, d’être arrêtée dans le cadre du procès que lui intentent les Mohamed.

Photo via Conflictawareness.org