Les 20 skippers de La Goélette dont le sort était en suspens de même que leur camarade licencié ont accepté d’être indemnisés par l’entreprise qui a mis fin à leur contrat. Celle-ci le confirme dans un communiqué émis le mercredi 13 février. Evoquant une réunion qui s’est tenue «dans le respect et la sérénité».

La réunion a eu lieu le mercredi 13 février. L’accord entre «la direction de La Goélette Ltd et les 20 employés suspendus en décembre 2018 (…) par le biais de leurs conseils juridiques respectifs» concerne des «paiements à titre gracieux».

S’ils réclamaient, dans un premier temps, la réintégration de Mahesh Jeewajee et de ne pas être licenciés comme lui, les plaisanciers ont renoncé à cette revendication. Car craignant pour leur sécurité, selon le syndicaliste Jack Bizlall. Représentés par Alan Ganoo et Anekha Punchoo, ils ont préféré toucher une compensation.

Le montant varie selon le temps de service, a expliqué Me Punchoo. Soit 15 jours par année, basé sur leur salaire à janvier 2019, pour ceux comptant plus de 20 ans de service, et 10 jours par année pour ceux comptant entre 10 et 20 ans de service.

Les skippers avaient été suspendus pour avoir refusé travailler le 10 décembre dernier. Ils protestaient contre une augmentation salariale qu’ils jugeaient insuffisante. Dans la foulée, un comité disciplinaire avait été institué par La Goélette.

Celui-ci avait licencié Mahesh Jeewajee à la mi-janvier après avoir trouvé le délégué syndical coupable de gross misconduct. Le skipper s’était lancé dans une grève de la faim le 23 janvier, soit deux jours avant le comité disciplinaire prévu pour ses camarades suspendus. Une action syndicale qui a pris fin quelques jours plus tard lorsque La Goélette a accepté de discuter.

Pour Jack Bizlall de la Federaton of Progressive Union, qui a agi comme négociateur pour les skippers, l’affaire est close. Il ne cache toutefois pas son insatisfaction devant cette tournure, lui qui militait à leurs côtés pour leur réintégration. «A chaque fois qu’un travailleur cède, il crée les conditions pour que d’autres travailleurs subissent les mêmes attaques», dit-il.

Jack Bizlall indique qu’il devrait rencontrer les plaisanciers dans les jours à venir.

Photo : Les skippers suspendus de La Goélette, le mercredi 13 février, après la réunion avec la direction de La Goélette.